Bonjour à tous !

Je sais que j'ai encore un article sur la gestion du stress en attente, mais comme je le mentionnais sur Facebook nous sommes en plein emménagement dans un nouvel appartement et j'ai peu de temps pour écrire un article de ce type (les deux premiers m'ont pris au moins 3 heures de recherche dans mes cours et de mise en forme, mine de rien !) donc je vous demande encore un petit peu de patience ;)

En attendant, vous me manquiez, donc voici un petit post réflexion et introspection que j'avais envie d'écrire depuis quelques semaines, sur l'accumulation des souvenirs et l'importance de laisser le passé à sa place pour mieux vivre le présent.

En décembre 2014, après 6 ans en couple avec F. et presque autant de vie commune, je suis partie, vivant du coup en quelques mois plusieurs déménagements et aménagements (un petit voyage pour amener ce dont j'avais absolument besoin dans un studio provisoire qu'on me prêtait, un plus gros quelques temps après pour mettre le reste en garde meubles, puis enfin un dernier pour tout transférer dans un nouveau mini studio de 18m2, un des seuls que mon budget très limité me permettait). A ce moment là, je m'étais déjà fait la réflexion que j'avais trop de choses, mais j'étais dans l'urgence, j'avais beaucoup à penser, peu de temps et plein de cartons, alors je ne me suis pas embêtée, j'ai tout emballé et me suis dit "je trierai plus tard".
Pas loin d'un an et demi après, nouveau déménagement et nouveau départ, cette fois-ci pour quitter le mini studio et emménager à deux dans un joli t3. A nouveau, j'en ai pris conscience cette fois, surtout en comparaison avec mon copain qui ne garde quasiment que l'essentiel : j'entasse beaucoup trop. Boîtes de toutes tailles et formes; collection de tickets de ciné, fèves, pièces de monnaie étrangères, boutons...; cartes d'anniversaires et de voeux depuis ma naissance; photos, albums et négatifs; de quoi remplir plus d'une bibliothèque de romans, livres de cuisine et autres à moi toute seule; jolis rubans et petits trucs déco parce que "ça peut servir"; papiers divers, bref, l'inventaire serait bien trop long, mais vous voyez le tableau. (j'espère que vous n'allez pas me prendre pour une folle après ça ^^')

Je ne sais pas du tout d'où ça me vient, mais enfant/ado j'avais une grosse peur de mourir avant d'avoir vraiment vécu, mais surtout j'avais une peur plus grande encore : être un jour amnésique ou atteinte d'Alzheimer et tout oublier (vraiment, me demandez pas pourquoi, aucune idée !). Je pense que ça a joué dans ma passion pour la photo, moyen d'imprimer des souvenirs à jamais, et dans l'écriture (plus jeune, je tenais un journal intime). J'ai même à 12 ans commencé une série de cahiers que j'ai continué jusqu'à ma première année de fac, cahiers dont le but était de mettre dedans tout ce que j'aimais à ce moment là (mots de mes copines, photos souvenirs, citations, paroles de chansons, lettres reçues, etc), pour pouvoir "les regarder quand je serais vieille et voir comment j'étais à cette époque". Je ne vous dis pas les dossiers qu'on trouve là dedans !

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les fameux cahiers

Bref, cette fois-ci, la prise de conscience n'aura pas été sans suite, j'ai trié. J'ai donné à mes collègues un sac entier de livres et jeté pas mal de choses inutiles, du style des exercices de calligraphie faits en 5ème et gardés tout ce temps (ok, je suis dingue), ou des vêtements pas mis depuis plus d'un an. Ce n'était qu'un petit pas, il me reste encore beaucoup de choses, mais je suis sentimentale, j'ai un attachement à tout ce que je garde donc c'est pas facile.

Mais le plus important, c'est que ce tri dans mes objets m'a aussi poussée à faire du tri dans ma vie. Parfois il peut être difficile de se détacher de certaines relations, même quand on est conscient qu'elles n'existent plus que dans le passé, même quand on n'en veut plus, qu'il s'agisse des sentiments de culpabilité et d'inquiétude que j'ai ressenti en quittant mon ex un peu fragile et qui resurgissaient parfois tout au long de l'année dernière, ou d'une "amitié" très intense que j'avais développée avec quelqu'un à cette époque, et dont je n'arrivais pas à me détacher jusqu'à il y a quelques semaines à peine. Ce dernier déménagement a créé comme un déclic dans ma tête, je l'ai profondément vécu comme un nouveau départ, et laisser derrière moi certaines choses qu'il me paraissait si difficile d'abandonner m'est en fait soudainement apparu comme une évidence.

Et vous savez quoi ? ça fait un bien fou en fait ! Je me sens plus légère, plus ancrée dans le présent, et depuis que nous sommes installés dans un endroit plus vivable et moins bordélique du sol au plafond (ouais parce que dans 18m2 avec tout mon bordel, c'était une partie de tétris quotidienne pour faire de la place...), je savoure encore plus intensément chaque petit moment du quotidien et les petits bonheurs de la vie à deux.

Et vous alors ? Plutôt du genre bordélique ou minimaliste ?

Belle journée et merci de me suivre toujours plus nombreux ! :)